Ici, pas de paladins en armure étincelante ni de mages sages aux barbes blanches. Bienvenue en Brancalonie, un royaume déglingué, miroir grotesque de l’Italie médiévale, où vos héros sont des Canailles : fripouilles, vauriens, mercenaires sans le sou et bons à rien, jetés dans un monde de Spaghetti Fantasy. Les tavernes enfumées remplacent les grandes salles des rois, les contrats foireux prennent la place des quêtes sacrées, et les bagarres d’auberge éclipsent les batailles épiques. Dans ce monde picaresque et satirique, l’aventure est une corvée douteuse, et chaque victoire un prétexte à trinquer — si vous survivez jusque-là.
Brancalonia détourne la 5e édition de D&D pour coller à son ton gouailleur et ironique : Contrats douteux : les Canailles bossent pour des commanditaires véreux, souvent à leurs dépens. Rixes de taverne : règles spéciales pour casser des chopes et se battre à coups de bancs. Camelote : vos armes sont émoussées, vos potions frelatées, vos trésors souvent de pacotille. Progression limitée : les personnages plafonnent au niveau 6, parce que la gloire éternelle n’est pas faite pour les Canailles.
Dans Brancalonia, on incarne des archétypes tirés du folklore italien et de la Commedia dell’Arte : Le Païen : rustre primitif, guerrier féroce, qui règle tout à coups de massue et de rage païenne. Le Spadassin : fine lame fanfaronne, toujours prêt à croiser le fer pour l’honneur… ou pour la bourse d’un autre. Le Frère : moine bagarreur, prédicateur vagabond, souvent plus prompt à lever son poing qu’à prêcher la paix. L’Arlequin : bouffon coloré, maître des masques et des pirouettes, qui trompe ses ennemis par le rire et la ruse. Le Brigand : voleur de grands chemins, charmeur roublard et tricheur invétéré. Chacun de ces rôles est une caricature haute en couleur, bien plus proche des personnages de farce que des héros épiques.
Le Royaume d’État-lie est un patchwork de provinces en ruine, de collines infestées de brigands, de ports véreux et de duchés décadents. On y croise autant de paysans miséreux que de nobles corrompus, de reliques inquiétantes que de monstres issus des contes populaires. Mais peu importe la grandeur des menaces : vos Canailles n’y cherchent ni gloire ni justice. Elles veulent survivre, s’enrichir, boire, et ressortir vivantes de la taverne. Dans Brancalonia, chaque contrat cache un traquenard, chaque banquet finit en bagarre, et chaque victoire se paie en dettes et en cicatrices.