Oubliez le chevalier impeccable et le mage destiné à sauver le monde. Ici, les personnages sont ceux que les groupes d’aventuriers affrontent habituellement au détour d’un donjon. Gobelins et autres créatures doivent défendre leur peau, leurs affaires et parfois leur territoire contre des héros qui ne voient en eux qu’une source d’expérience et de butin.
La force brute n’est pas toujours la meilleure solution, surtout quand l’adversaire arrive équipé pour nettoyer un donjon. Il faut improviser, tendre des pièges, négocier, fuir ou détourner la situation. Le jeu encourage les plans improbables et les solutions qui deviennent souvent plus drôles que le problème de départ.
Les grands classiques du médiéval-fantastique sont présents, mais vus depuis l’autre côté de la porte. Les héros peuvent sembler ridicules, les monstres étonnamment attachants et la survie quotidienne beaucoup moins glorieuse que dans les chansons de taverne. Le décalage alimente en permanence l’humour des scènes.
Gobelin Qui s’en Dédit joue avec la notion de héros et de monstre sans perdre son ton léger. Chaque partie devient une aventure pleine de chaos, de solidarité douteuse et de décisions prises dans l’urgence. Si les aventuriers repartent bredouilles, ce sera déjà une magnifique victoire.