Les personnages sont des vigilantes ou des aspirants super-héros dans une société qui observe et juge leurs actions. Ils veulent protéger, réparer ou changer les choses, mais chaque intervention soulève la question de la légitimité. Sauver quelqu’un n’efface pas forcément les dégâts causés en chemin.
Un héros n’existe pas seulement sur le terrain : il existe aussi dans le regard du public. Réputation, image et perception des actions peuvent peser sur la suite des événements. Une opération spectaculaire peut renforcer la confiance… ou convaincre une partie de la société que les justiciers sont devenus une menace.
Les personnages doivent décider jusqu’où ils sont prêts à aller pour défendre leur conception de la justice. Coopérer, désobéir, faire un compromis ou employer la force sont autant de choix qui révèlent leurs valeurs. Le jeu fait de ces dilemmes un élément aussi important que les confrontations super-héroïques.
Justice for all utilise le genre super-héroïque pour interroger les conséquences du pouvoir. Les menaces extérieures existent, mais la véritable tension vient souvent de ce qui se passe après l’action : qui paie le prix, qui raconte l’histoire et que devient un héros lorsque la société refuse sa définition de la justice ?