Presque tout. Les personnages partent à l’aventure avec les ambitions classiques de l’heroic fantasy, mais les plans parfaits survivent rarement au premier couloir. Entre pièges, monstres, objets douteux et décisions collectives discutables, la quête héroïque prend rapidement une tournure beaucoup moins glorieuse.
Les origines et métiers typiques de la fantasy sont présents, avec leurs forces, leurs faiblesses et surtout leurs incompatibilités comiques. Les échanges entre personnages sont une part essentielle de l’ambiance : désaccords, mauvaise foi et entraide forcée peuvent être aussi mémorables que le combat contre le monstre de la salle suivante.
Le jeu fournit tout ce qu’il faut pour gérer les aventures : création et progression des personnages, armes, armures, sorts, combats et bestiaire. Mais son identité vient du ton avec lequel ces éléments sont utilisés. Une réussite brillante peut provoquer une nouvelle dispute et un échec lamentable peut devenir la scène la plus drôle de la soirée.
Naheulbeuk aime les héros imparfaits et les victoires obtenues de travers. Le groupe avance malgré les erreurs, les disputes et les plans qui s’écroulent. Au bout du compte, la véritable réussite n’est peut-être pas le trésor, mais d’avoir survécu assez longtemps pour raconter comment tout a mal tourné.