Bitume est un jeu de rôle post-apocalyptique français au ton volontairement rock’n’roll, violent et décalé. ☄️ Après le passage catastrophique de la comète de Halley, la civilisation s’est effondrée et les survivants ont reconstruit des communautés à partir de fragments souvent caricaturaux de l’ancienne culture populaire. Quarante ans plus tard, les routes sont dangereuses, les ressources rares et les tribus s’affrontent pour contrôler ce qu’il reste. L’humour noir empêche pourtant l’univers de sombrer dans le désespoir pur.
Le gameplay mélange exploration des ruines, gestion de ressources, interactions avec les tribus et affrontements parfois très directs. 🛠️ Véhicules, carburant, armes, récupération et connaissance du terrain sont essentiels pour parcourir une France dévastée. Les scénarios peuvent prendre la forme d’une escorte, d’une guerre de territoire, d’une recherche de matériel ou d’un conflit absurde entre communautés. Le jeu assume un ton pulp où les situations extrêmes et les références à la culture des années 1980 font partie du plaisir.
Les personnages appartiennent souvent à des tribus construites autour d’identités culturelles exagérées : 🎸 métalleux, punks, bikers, Yankees, « Indiens » et autres groupes hauts en couleur selon l’édition. Leur appartenance fournit une manière de voir le monde, des contacts et parfois des rivaux. Les joueurs peuvent créer des survivants très spécialisés : conducteur, combattant, mécano, éclaireur ou négociateur. Le groupe réunit souvent des individus qui n’auraient jamais coopéré avant la catastrophe.
Le décor reprend routes nationales, villes ruinées et campagnes françaises métamorphosées par des décennies sans État central. 🛣️ Chaque zone peut être contrôlée par une tribu, une bande ou une communauté dotée de ses propres lois. Les vestiges de l’ancien monde sont devenus ressources, reliques ou objets de légende. Le résultat est un post-apo très différent des déserts américains classiques : familier dans sa géographie, mais totalement réinventé par le chaos et la mémoire déformée de la culture populaire.